Le Blog de Jean-Louis Lequeux

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  • Secrétaire général de l'AFISI

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Bienvenue sur le blog personnel de Jean Louis Weltram Lequeux

Sur cette page, vous trouverez la liste de mes billets, par ordre chronologique décroissant. Ouvrez les onglets pour accédez aux divers thèmes présentés dans mon blog.

Tous les billets ici se réfèrent à l'environnement non informatique, c'est-à-dire éthique, sociétal, légal, etc. des Technologies de l'Information. Si vous souhaitez lire des billets TI de chez TI, alors une seule URL: http://louisweltram.spaces.live.com Et si vous voulez un support à mes publications, alors: http://www.weltram.com

Pourquoi un tel Blog? J'ai remarqué que l'ensemble de notre profession fait tellement corps avec les technologies qu'elle utilise que les individus en sont réduits à penser en termes de 0 et de 1. C'est très brillant par certains côtés , quoi que? Mais sur une une échelle de 1 à 200... cela ne pèse pas lourd une fois notre nez détourné de notre écran...

English readers: Click on English Version tab!

jeudi 19 août 2010

Adieu... ou plutôt: Au Revoir

Je termine mon Blog AFISI. Les billets onte été transportés dans mon nouveau Blog: 01philo

Je les ai rassemblé dans des onglets de reprise de ce Blog (il suffit de cliquer). Bonne continuation à tous.

lundi 3 mai 2010

Terminologie informatique

Nous sommes tous conscients du rôle fondamentale de la terminologie informatique dans l'ingénierie des systèmes d'information. En particulier, ce rôle prend une importance considérable pour les analystes fonctionnels qui sont amenés à travailler en collaboration étroite avec de nombreux spécialistes de métiers différents.

La Délégation Générale de la Langue Française et des Langues de France (DGLF) met à disposition des utilisateurs:
- Une longue liste de ressources terminologiques utilisables
- Le glossaire de terminologie et de néologisme de la DGLF, France Terme, qui comprend lui-même plus d'une quarantaine de domaines.
La consultation de ces outils et en, particulier de France Terme, donnera à l'analyste fonctionnel une première approche des termes métiers qu'il pourra être amené à utiliser dans ses missions. Les sites équivalents, de l'Office Québecois de la Langue Française, ou du Ministère de la Communauté Française de Belgique, sont listés par la DGLF.
Pour notre part, nous rajouterons les outils en ligne de la Section de terminologie de la Chancellerie fédérale de la Confédération Helvétique, où le lecteur pourra télécharger des outils et guide en format PDF.

Nous signalons la Communauté Open Source DMOZ qui se donne pour mission de réaliser les glossaires terminologiques à la fois dans un très grand nombre de domaines et de langue, dont le Français informatique.


Une simple recherche sur les mots clefs "terminilogie informatique" sur Google remonte plus de 400.000 glossaires terminologiques. C'est dire le foisonnement d'outils existant dans ce domaine. Il ne faut pas s'étonner d'une telle prolifération, en effet:

  • La plupart des écoles et universités teinenent à définir leur propre terminologie pour rationaliser leur communication;
  • De même, les entrerpises commerciales, fournisseurs de produits logiciels matériels, et de services ont intérêt à proposer une terminologie adaptée à leur offre;
  • Tout auteur, d'articles, de livres, de thèse se doit de définir un glossaire de terminologie sur le périmètre de son oeuvre; les publications en ligne sur Internet étant de plus en plus courantes, il y a un enrichissement continu de ces outils que sont les glossaires.

Ainsi atteignons-nous une quantité prodigieuse de glossaire dans le domaine de l'informatique. En se bornant aux glossaires les plus consultés par la profession, nous citons ci-après les principales sources terminologiques de la profession. Nous pouvons tout d'abord donner un aperçu des domaines purement informatique

Domaine des réseaux informatiques
Clairement, à lui seul ce domaine offre plus d'un million d'outils en ligne. Il est difficile alors d'en faire une analyse exhaustive. Simplement, nous citerons:
- Le site de la société commerciale CELOG qui propose un glossaire des termes officiels de l'informatique et de leurs équivalents en anglais faisant référence à celui de la Commission générale de terminologie et de néologie
- Des sites de prestataires ou fabricants de matériels, tel que celui d'INNOPART
- De même, pratiquement toutes les écoles et universités francophones qui ont un département informatique, offrent leurs lexique ou glossaire des termes utilisés dans le domaine des réseaux, et c'est le cas de l'Université Libre de Bruxelles.

Domaine du développement des applications
Là, c'est près d'un demi-million d'outils qui sont disponibles!
- Bien entendu, les communautés de développeurs sont parmi les premiers fournisseurs de ce type de glossaire, et c'est le cas du Club DEVELOPPEZ!
- Les éditeurs offrent leurs outils, comme le fait MICROSOFT, et ce, dans toutes les langues où leurs produits sont disponibles, dont bien entendu, le Français!

Domaines spécifiques
Certains organismes, dans des domaines bien spécifiques, offre des glossaires de termes informatiques dédiés.

- C'est le cas de RESMED, laboratoire d'inormatique médicale de la faculté de médecine de Rennes qui propose un Dictionnaire des Sigles en Information Médicale et Santé Publique

- C'est le cas de TERMSCIENCES et de son portail de ressources méthodologiques multidisciplinaires utilisables par les informaticiens et les chercheurs. TERMSCIENCES regroupe un grand nombre d'organismes: CNRS, INRA, INRIA, INIST, INSERM, etc. dans un environnement multidisciplaire extrèmement riche et complet qui pointent, sur la même page vers un bon millier d'outils terminologiques.

- Dans les domaines qui utilisent l'informatique - c'est-à-dire tous les domaines de l'activité humaine! - il existe des glossaire et dictionnaires terminologiques. Cependant, leurs auteurs ciblent des périmètres particulier. Nous donnons deux exemples dans le domaine bancaire:
1er exemple: SG Trust Services, filiale de la SG, propose un glossaire des termes pour la certification des transactions en ligne, s'adressant ainsi à des spécialistes "pointus";
2ème exemple: La BNP met à disposition de ses clients un espace de sécurité Informatique et Internet, s'adressant ainsi au "grand public".

Certaines branches de l'informatique disposent d'un lexique spécifique, c'est le cas pour la sécurité. L'Agence Nationale pour la Sécurité des Système d'information offre, en ligne, le Glossaire de la Sécurité des Système d'Information qui fait référence dans ce domaine.

Il serait illusoire (et inutile) de vouloir lister de façon exhaustive tous les domaines! D'autant plus que de nouveaux outils apparaissent chaque jour.

Domaine Internet
Désormais, Informatique et Internet se confondent! Aussi n'est-il pas surprenant que les glossaires et outils de terminologie Internet se multiplent à grande vitesse. Tout comme pour les autres domaines, les auteurs de ces glossaires définissent leurs outils pour le périmètre qui les intéressent. Nous donnons ci-après deux exemples:
- Pour les utilisateurs de systèmes informatiques centraux (appelés communément "Mainframes"), il est interssant d'utiliser le dictionnaire qu'IBM met à leur disposition: Le dictionnaire IBM de l'internaute.
- Autre exemple, l'auteur de ce billet et son co-auteur, Gabriel Kepeklian, ont mis en ligne le glossaire du Web 2.0 qui accompagne leur ouvrage commun (Déployer un projet Web 2.0) mais qui peut être utilisé indépendamment de leur livre.

Ressources en Anglais
L'un des besoins récurrents concerne les dictionnaires multilingues, et en particulier dans le domaine de la terminologie en informatique. Dans ce domaine, c'est plusieurs millions d'outils qui sont proposés. Nous nous restreindons à quelques exemples!
- Queen Mary University propose un lexique des termes informatiques courants;
- Le site YOUR DICTIONARY récapitule des milliers de tels outils dont un moteur de recherche multilingue s'appuyant sur des milliers de lexiques bilingues, dont des thesaurus spécialisés en informatique.
- Nous donnons, à titre d'exmple, la terminologie "Business Model Components" que l'auteur de ce billet met sur son site personnel à l'usage de ceux qui veulent bâtir un "Business Model" (toujours appuyé sur un site Internet adéquat).

Comment utiliser cette Tour de Babel?++++
Par simple déduction, puisqu'il y a des millions d'outils lexicaux et terminologiques en informatique pour un nombre de termes limités, il y a forcément recouvrement entre ces outils... Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'ils se valent tous. Il serait hors de portée de ce simple billet d'établir une hiérarchie - et d'ailluers sur quels critères? - de qualité de ces innombrables lexiques. Nous nous contentons dans ce pragaraphe de donner les lignes directrices pour le choix de ces outils.

Typologie du thesaurus global des termes informatiques

(à suivre)
...

samedi 19 septembre 2009

La reprise pour l'informatique?

Oui mais pour quand?
Observer les soubresauts de cette reprise est vraiment important. Cet onglet contient les informations utiles aux informaticiens, en provenance de mon Blog:
Outpost for the Recoveries of Economies

samedi 15 août 2009

L'énigmatique anti-éthique loi de Ponzi-Madoff

J'ai été surpris par le nombre d'informaticiens qui pensent que la chaîne ou la pyramide de Ponzi est:

  • Une loi portant le nom d'un mathématicien allemand (Achtung! Her Doktor Professor Ponzi Wird Hart!);
  • Un algorithme de calcul développé par un statisticien italien, qui serait à la base de plusieurs martingales de casino (E gira la ruota, il Cavaliere Ponzi e ritornato a casa!)

Ce qui explique le coup de grogne qu'est ce billet.

Ponzi, un savant ? Il n'en est rien! Dans les années 1920 Ponzi, ayant émigré jeune aux USA, lança pour la première fois à une échelle nationale, et à des fins d'affaires, un système de chaîne à maillons hiérarchisés où les nouvelles recrues apportent en fait leur argent pour rétribuer les anciens.

Le principe général de ce système est le suivant : l’escroc recrute des rabatteurs qui en recrutent d’autres, etc. La règle est que les maillons N qui recrutent des distributeurs, mi-adeptes mi-revendeurs, devenant maillons (N+1), doivent verser à leur maillon (N-1) respectif un pourcentage de leur chiffre d'affaire en plus du prix des produits et services qu'ils ont revendus aux maillons (N+1), etc. En résumé: l'unique maillon 1 fait fortune très rapidement et les nombreux maillons terminaux y laissent des plumes, voire la totalité de leurs économies… dès que s'effondre cette pyramide inversée!

Une variante est la "Charge de cavalerie" dont voici un exemple: un premier emprunt, de 1000 € est fait par — nous l'appelons ici — le cavalier, puis un second de 2000 € qui sert pour moitié à rembourser le premier. Disposant alors d'une première référence, le cavalier obtient un troisième emprunt de 4000 € qui sert à rembourser le second. La charge commence… Le dernier prêteur perd tout, et le montant est obligatoirement colossal alors que tous les autres prêteurs ont récupéré capital et intérêts!


Ce mécanisme de collecte de fonds, illégal en France, au Canada ainsi que dans de nombreux autres pays est pervers, car comme l'illustre l'exemple, il présente deux facettes:

  • Côté face, il génère de très bonnes références, de plus, bien réelles;
  • Côté pile: inutile de s'appesantir sur les conséquences pour les victimes!


Hélas, malgré le très grand nombre d’énormes d’affaires que génère ce mécanisme, beaucoup ignore sa perversité (et son illégalité). L'affaire Madoff démontre qu'un businessman, reconnu depuis les années 60 comme courtier de Brooklyn et membre actif de la NASD(1) a pu surfer sur un tel modèle sur près de 25 ans! Dans les années 70, il était même entré dans la légende informatique en dirigeant et spécifiant de façon décisive le développement d'un système de cotation automatisée (2) pour remplacer la "criée", version Wall Street! Ceci était une performance vu le niveau des technologies IT de l'époque. Malgré sa fortune acquise et ses mandats successifs de président du NASDAQ, il a mis en œuvre ce modèle depuis les années 80 jusqu'à sa chute fin 2008, alimenté par un petit réseau de "machers" (3) drainant de grands clients très fortunés, impressionnés par l'aura du maître qui gagnait toujours!

Traduisons en termes courants les effets forts nocifs de cette chaîne qui présente le paradoxe de générer de "bonnes références".
Traduction: ils (des fournisseurs ou prestataires) ont gagné de très gros contrats… ils en gagnent toujours plus… ils ne sont pas chers… en plus, ils baissent leurs tarifs tous les ans… et ils ont de super témoignages… on ne sait pas d'ailleurs comment ils font! C'est génial!
Oui! Sauf qu'il faudrait être sûr qu’ils ne renflouent pas les pertes qu'ils ont sur leurs projets en cours par leurs revenus sur les nouveaux contrats gagnés grâce aux références passées, auquel cas, ils vendent en fait à perte, utilise le paiement des prestations (N+1) pour financer celles des prestations N et c'est bien une variante de la loi de Ponzi-Madoff qu’ils appliquent et qui finira par s'écrouler!

Notes:

(1) "NASD: National Association of Stock Dealers". Cette association de petits courtiers opèrait honorablement sur le marché OTC (Over the Counter) qui fonctionne en mode gré-à-gré.

(2) La NASD, opérant alors ce système AQ (Automatic Quotation) se transformera, aux débuts des années 80, en une société de droit privé exploitant la place de marché du NASDAQ spécialisée dans les sociétés de la Hi-Tech.

(3) Macher: intermédiaire et rabatteur en argot New-Yorker.

		

mercredi 5 août 2009

Trombinoscope de face et publicité dans le dos?

En autorisant les publicistes à utiliser les éléments des albums photos personnels de ses membres qui n'ont pas coché la case ad-hoc de protection de leur onglet

Privacy|FacebookAds

Facebook (FB) frôle les limites que permet la loi française du droit à l'image…

FB est dans la légalité puisque le site permet à ses utilisateurs de bloquer cette possibilité — mais il vaut mieux lire à fond l'aide en ligne car l'option par défaut est: "Autoriser mes photos pour la publicité auprès de mes amis." Et l'onglet n'est visible qu'après ouverture d'un menu.

MAIS celui qui ne bloque pas, ni ne connaîtra, ni n'aura son mot à dire sur le fond et la forme de la publicité… Les grandes questions sont:

— Qu'en sera-t-il en cas de séquences infâmantes? Le droit à l'image n'est pas binaire, il suppose une information claire sur l'objet de l'utilisation du cliché. À moins de renoncer complètement à ses droits sur sa propre image!

— Qu'en sera-t-il en cas de publicité illicite? Le propriétaire de l'image sera-t-il tenu pour coresponsable?

— Qu'en sera-t-il de l'utilisateur de FB qui aura autorisé la publicité à exploiter son fonds photographique sans avoir demandé l'autorisation des personnes représentées sur ses clichés. Là, c'est clair: il pourrait en porter la responsabilité principale!

— Qu'en sera-t-il des prises de vue montrant des œuvres protégées? L'utilisation de photos à des fins publicitaires les ferait-elles sortir de la sphère privée? Après tout peut-être pas puisque seuls les amis de l'utilisateur verraient ces pubs.

Y aura-t-il des plaintes en série se répercutant sur la chaîne incluant des tiers, des proches des utilisateurs, ces derniers, FB, les agences de pub et leurs commanditaires?
Ce sont là des scénarios nouveaux où la jurisprudence est attendue.

samedi 25 juillet 2009

Hadopi II, Hadopi 2 ou Hadopi 2.0

Le retour au parlement de l'examen difficile du texte de cette loi a été marqué, à la télévision et dans la Web Presse, du rajout à son nom, du chiffre deux. Nous l'avons vu sous deux formes: la notation romaine et celle en système décimal moderne. La première fait très lignée dynastique de la Haute Antiquité. Ceci n'a rien d'anormal compte tenu de sa consonance… un peu pharaonique. La deuxième a utilisé aussi bien un simple 2 que la formule magique "2.0" que les services de marketing des entreprises informatiques rajoutent à peu près sur tous les sujets d'actualité liés aux technologies Web.

Plutôt que passer autant de temps sur une loi qui ne pourra pas prévoir toutes les nouvelles failles aux usages strictement légaux, que rendra possible l'évolution ultra rapide de la technique, n'aurait-il pas été préférable de privilégier l'éducation des utilisateurs, en particulier des plus jeunes? Mettre en place un tel programme est loin d'être trivial:

• Il faut avant tout permettre le développement dans la culture générale d'une connaissance minimale du droit, surtout chez les utilisateurs de l'informatique. Il est en effet étonnant de constater à quel point, même les professionnels informaticiens manquent de simples bases légales. Et pourtant, ils font partie intégrante de la société française fondée sur un état de droit.

• Puisqu'il s'agit de droit, il y a aussi des devoirs… devenus les parents pauvres de notre système éducatif! Dans ce domaine, il est impératif que chaque citoyen soit en mesure de prendre conscience de ses propres responsabilités! Mais par où commencer quand le mot "éthique" lui-même est méconnu du public?

• Peut-être, puisque les média utilisent la marque "2.0" pour Hadopi, le plus urgent serait-il de faire évoluer les habitudes, attitudes et usages de nos Citoyens Web.

Une telle réforme est nettement préférable à une pyramide de lois qui s'avèrerait être rapidement inopérante… sauf dans les pays à Dictature 2.0!

dimanche 19 juillet 2009

Informatique Verte

Un onglet "Informatique Verte" est devenu nécessaire pour ce nouvel enjeu de nos professions!

Tout d'abord, cher lecteur, vous avez bien remarqué la francisation du terme "Green IT" communément employé! Nous espèrons bien qu'il sera adopté, car, en effet, il y a de l'ID (Informatique Durable) dans cet IV! L'IP sera nécessaire car l'IV utilisera au maximum les capacités que lui offrent les technologies Web! Un IC (Indice Carbone) minimum n'est pas l'unique objectif de l'IV car le spectre des domaines impactés est très étendu, allant:

• de la conformité légale à la future trace carbone mesurée,

• aux processus informatisables qui rendent plus "vert",



• en passant par les nouveaux usages, tant au niveau des entreprises que de celui des employés qui les constituent.

Bien d'autres thèmes font partie intégrante de la notion d'IV dans ce nouvel onglet, ils seront abordés au fil de mes billets.

L' Informatique verte: n'est-ce que du bricolage?

Les points de vue sur l'IV sont différents entre constructeurs et intégrateurs: les premiers s'acharnent sur une offre matérielle la plus frustre possible en besoin d'énergie; les seconds préconisent l'adoption de logiciels et progiciels permettant de limiter l'indice carbone. Les consultants aimeraient bien accompagner longuement les utilisateurs pour de nouvelles pratiques. Quant à ces derniers, une seule question les préoccupe: Combien cela coûtera-t-il?Tous les acteurs restent très approximatifs sur les notions que recouvre l'IV.

Un rapide état des lieux montrerait qu'aujourd'hui, il n'est en général présenté que des template de tableurs plus ou moins automatisés pour réduire les coûts et consommation en électricité?

Les vraies questions sont le plus souvent complètement éludées:

- La recherche du coût le plus bas reflète-t-elle une trace carbonne effectivement la plus faible?

- Les modèles d'investissement en équipements sur le moyen et long terme ne tiennent absolument pas compte de la raréfaction des matières premières qui agira en sens inverses de la diminution continuelle des coûts!

- Par ailleurs, les acteurs du marché ne posent jamais la question de l'équivalence entre les origines de l'énergie utilisée. Or dans la réalité, il est indispensable de contextualiser l'usage du SI concerné:

- Est-il l'outil informatique d'une activité qui est dans le rouge absolu en ce qui concerne la pollution? Si oui, à quoi l'IV servira-t-elle?

- Si le Business Model de l'entreprise est plutôt dans une zône orange, alors il est justifié que le SI fournisse une contribution pour évoluer vers le vert!

- Pour quelle part joue la trace carbonne du SI lui-même dans celle de la gobalité de l'entreprise. Ce ratio détermine l'urgence effective à évoluer vers l'IV.

Dans le raisonnement en termes purement économiques de la plupart des acteurs, le danger ne réside pas dans ce que leurs clients vont payer dans l'immédiat mais dans les dérivent à venir car:

1] Les projections proposées ne donnent aucune garantie car les modèles utilisés tennant pour acquis une baisse sans fin des prix, sont fondés sur des Business Models non-durables;

2] Il n'y a pas de remise en cause des comportements globaux des utilisateurs;

3] Il n'y a pas de mise en perspective de l'utilisation de l'informatique dans un contexte de bâtiments construits sur des normes de Hautes Qualités Environnementales (HQE).

lundi 15 juin 2009

Vers un modèle socioéconomique binaire

Cette histoire courte sur le "Reverse off-shoring", dérive inquiétante de l'off-shorisation des activités high-tech et industrielles, est très proche d'une "realfiction" tant le modèle qu'il décrit commence à être mis en place dans certaines entreprises.

Nous sommes le 15 novembre 2050, à la veille de la conférence annuelle internationale qui gouverne un monde devenu binaire. La dépréciation de la valeur du travail intellectuel et industriel des pays ex-développés les ont ruinés à jamais. En paralléle, il y a eu montée en puissance des CGE (Contrées Géantes Émergentes), et surtout de leurs classes dirigeantes. L'appauvrissement irréversible de l'Occident et du Japon a conduit à les désigner désormais par le sigle infâmant de XPR (eX-Pays Riches) alors que les CGE ont été labellisés NRX (Nations Richissimes eXemplaires).

Mais, tout n'est pas sinistré dans les XPR. En effet, la valorisation de leur artisanat, seule activité restée profitable, rend ces métiers encore plus recherchés que ce soit à New-York, Los Angeles, Chicago, Montreal, Toronto, Vancouver, Londres, Paris, Francfort, Madrid, Rome, Tokyo, Sydney ou Vauvert-en-Camargue.

Cependant le modèle ne tourne "plus rond" dans les pays d'origine des artisans-artistes faute du pouvoir de consommation des ex-classes moyennes des XPR, longtemps alimentées par les aides sociales. Elles ont été finalement laminées par la LPF (la Loi des Plus Forts), instaurée à l'échelle mondiale, sur la pression des NRX qui prônent la règle dite de Répartition en 999-1 (999‰ de richesse du pays pour 1‰ de la population).

Ces professions d'art, dès le début du 20ème siècle tenaient déjà le haut du pavé des Business Models du Luxe. Les classes dirigeantes des NRX continuent à commander des œuvres à façon à quelques richissimes designers des XPR … Les 999‰ des citoyens des NRX crient au scandale car ce modèle appelé ROS (Reverse Off-Shoring) les défavorise beaucoup. Deux collectifs mondiaux ont été créés:

  • le "Top of the World 1‰" (ToW1000th), composé des citoyens les plus riches de la planète Terre, venant essentiellement des NRX, rejoints par quelques maîtres-artisans originaires des XPR ayant bénéficié "plein-pot" et à juste titre — car étant les plus rusés — de la LPF…
  • et le Bottom of the World 999 (BoW 999) comprenant le reste de l'humanité , habitant autant dans les XPR que les NRX.

Les 1‰ de nantis envoient comme tous les ans les 20.000 plus riches des leurs à New-Dawoss-on-Highmalaya, nouvelle station de sports d'hiver, artificielle et ultra-huppée, bâtie en plein désert, où se discute l'avenir des 20 milliards d'humains; pendant que les 20.000 délégués du BoW999, à raison d'un représentant par million de pauvres, se réunissent à BoW City 2050, nom pour un an du bidonville tentaculaire qui les reçoit. Ces derniers, conformément à la LPF, ont pour seule mission la rédaction de l'ASL (Annual Supplication Letter), simple lettre suppliant les nantis de leur laisser quelques miettes dans le processus engagé pour passer du modèle 999-1 au 9999-1…

Hélas, cette année là, les agendas seront écourtés car son Excellence le Très Honorable Dr Pr Sir Max Maximamaximora, Président respecté du ToW1000th et bipède le plus riche de l'Univers a reçu un rapport alarmant. En effet, une étude commanditée par le ToW1000th montre que la planète Terre ne dispose plus de ressources suffisantes, ni pour maintenir un taux d'enrichissement soutenu des nantis, ni pour assurer le développement vers le modèle 9999-1! La seule décision possible pour le Big Boss est:

  1. d'appliquer d'urgence la configuration i/z (infinite vs. zero) consistant à réduire le 1‰ destiné aux BoWs avec le double avantage d'accélèrer la marche forcée vers le modèle 9999-1, voire mieux, vers le fabuleux, l'idyllique 99999-1, et de financer la solution en préservant au mieux la fortune des ToWs;
  1. de lancer l'indispensable plan de secours IEETR (In-Earthing Extraterrestrial Resources) qui s'appuie sur des écrits publiés il y a bien longtemps!.

Nous étions le 16 novembre 2050.

mardi 26 mai 2009

Mechnology or misuse of IT newties!

Mechnology is a mixture of methodology and technology. Pronounce it "Mecq(a)nology". Vendors often present it as the only sectarian and non-discardable verity while it's only a mere assembly of new techs! In fact, these pseudo-methodologies are worked out by sales supports with the only purpose to help the adoption of the sprawling and uncontrolled development of new technologies. Very often, mechnologies are elaborated with the only purpose to persuade customers to experience new products although the market lacks of proven and mature practices.

The best attitude is to consider what valuable usages could be initiated with the stack of new technologies offered by vendors and eligible for the IT Management System (ITMS) of a Business Driven Enterprise where a clear Business Model is efficiently operated. Like a mirror, the ITMS would be respectful of the enterprise operational modeling, ideally with a global MVP-like approach (MVP: Model View Pattern).

There are no reasons why practices and methods which are already in use should be dependant of technologies! However, adapting new usages and habits may lead to consider new functional requirements and practices amendment…

Haro sur la Méchnologie!

Est-ce un nouveau mot? Oui! Il faut le prononcer: "mecq(a)nologie" (prononcer le "a" comme l'article indéfini anglais: phonétiquement "e")… La meilleure définition qu'on pourrait donner est: C'est un mélange de méthodologie et de technologie dont les acteurs des professions informatiques se font un plaisir d'élaborer à-tout-va. Ce constat n'implique rien de dangereux a priori si ce n'est que ces "mécanos de technos" discutable sont présentés, voire considérés comme de saintes et incontournables vérités en conception de systèmes d'information!

En fait, l'apparition constante de produits logiciels construits sur des technologies nouvelles force les vendeurs à demander à leurs supports technico-commerciaux d'élaborer de nouvelles approches de mise en œuvre pour pousser les utilisateurs à adopter ces applications. Le manque d'expérience sur les nouvelles versions conduit les éditeurs à soutenir des "practices" — on laisse le mot franglais (je dirais plutôt Englench car nous revendiquons la possession) pour créer une diversion masquant souvent le manque de pratique! En fait, les principaux utilisateurs du marché acquièrent le savoir-faire et le retour d'expérience en même temps que les prestataires appartenant à l'éditeur et appelés désormais "Consultants des Professional Services" qui peaufinent leurs nouveaux modèles. Ainsi naissent les méchnologies sur des fondations glissantes.

La conclusion de ce petit billet est qu'il faut rester pied sur terre! La seule approche cohérente consiste à modeler son informatique sur un modèle MVP qui respecte l'organisation d'une entreprise bâtie sur des fondements d'efficacité opérationnelle.

De nouvelles perspectives pour le multi-jobbing en informatique

Le contrat de travail multi-employeurs en informatique n'a jamais percé faute d'opportunités, bien que nombre de TPME/TPMI françaises aient un retard à l'exploitation rationnelle de leur SI. De nouvelles possibilités voient le jour par les offres SaaS et Cloud Computing. Elles sont promues par les actions des grands acteurs du marché, telle que la gratuité de l'offre Azure pour l'éducation, chez Microsoft avec Live@edu ou les abonnements à faible coût pour les petites structures, chez tout fournisseur de SaaS.

Bien que ce mode de location ne nécessite pas la présence d'un service informatique dédié, il est conseillé à ces sociétés utilisatrices de s'appuyer sur:

  • Un support de premier niveau
  • Une ressource en charge du codage API SaaS et du couplage des Web Services entre les applications SaaS on-line et celles qui sont hébergées (interopérabilité des applications)
  • Un accompagnement aux utilisateurs finaux

C'est là une voie nouvelle de prestations pour les tenants du contrat multi-employeurs et bien sûr, les tout nouveaux auto-entrepreneurs dont le statut a été créé en janvier 2009.

jeudi 23 avril 2009

Nouveau job, nouveau biz

Blogmaster, vous connaissez ?

Beaucoup diront non bien qu’à ce jour, il y ait 630 mille hits sur une recherche Google (contre 350 millions pour Webmaster). Comme nous sommes en France, nous parlerons bien sûr de Blogmestre !

Comment décrire ce nouveau métier ? Sans doute est-ce plutôt une sorte de porte-parole ou d’attaché aux relations publiques utilisant Internet comme média avec pour taches : la tenue de Blogs, de ‘’mur Facebook’’, etc.

C’est ce que font la plupart des ‘’pipoles’’ pour leurs Blogs, profile de réseau social, etc. Mais tout le monde ne pourra pas s’offrir un Blogmestre à temps plein, même s’il cumule la fonction de Webmestre. L’idée est donc d’être le Blogmestre de plusieurs clients à la fois… Mais, il faudra être vigilant sur l’outil : disposer d’un tableau de bord centralisant les Blog devient alors une obligation. En plus il faut trouver les clients. Et c’est probablement pour ce point dur qu’il faudra élaborer des Business Models innovants.

Pour l’instant, je ne suis que le Blogmestre de moi-même (avec Wordpress qui permet effectivement ce mode de travail, voir mon Blogroll général).

Inutile de chercher maintenant (avril 2009) ce nouveau métier sur le ROME (Registre officiel des métiers et de l’emploi) de l’ex-ANPE, aujourd’hui Pôle Emploi. Maintenant le métier de Webmestre s’y trouve mais il a fallu attendre très longtemps.

dimanche 12 avril 2009

Les nouvelles lois répondront-elles aux nouveaux usages du Web 2.0?

Auto-entreprises ou petits boulots? Les unes n'empêchent pas les autres! L'essentiel étant de pouvoir disposer d'un cadre social et légal pour exercer… Certes, la situation économique actuelle a tendance à rapprocher ces deux extrêmes, car autant l'auto-entreprise est synonyme de réalisation personnelle, de liberté, de créativité et probablement de superflu, autant le "petit boulot" signifie manque ou insuffisance de l'essentiel. Ceci constaté, nul ne peut accuser les dispositions sur l'auto-entreprise d'avoir été imaginées comme artifices pour répondre à une crise économique qui a éclaté bien après leur adoption.

Cette Loi sur la Modernisation de l'Économie (LME) est accompagnée de celle sur la Modernisation Sociale (LMS) et d'autres relatives, entre autres, à la retraite et à l'aide sociale.
Parmi ces dernières venant compléter un vrai arsenal juridique, le cumul des revenus d'activités complémentaires avec la retraite ou les allocations chômage peuvent laisser penser qu'il faudra s'habituer à l'idée d'envisager de retravailler encore pour disposer de montants permettant de vivre…
"Liberté, Égalité, Fraternité"! Qu'en est-il de la liberté d'entreprendre pour les plus petits en France? Nous ne pouvons que faire le constat d'un retard de notre pays sur ce point fondamental touchant les trois piliers de notre devise nationale! Cette situation nous a valu un bon mot, volontaire ou non — l'auteur lui-même ne saurait peut-être pas le dire — du 43ème président des États-Unis qui regrettait que le terme "entrepreneurship", fort prisé par les gazettes économiques outre-Atlantique, n'ait pas d'équivalent en Français! Il y a cependant du vrai dans ce qu'il a dit: Enregistrer une activité privée conduisait à de lourds dossiers administratifs chez nous, à l'inverse de ce qui existe dans les autres pays occidentaux.

Je me rappellerai toujours de mes jeunes années à Calgary, Alberta, Province de l'Ouest du Canada où presque tout de monde avait sa "petite affaire" qui l'occupait après les heures de travail. Il suffisait de déposer 25 $ Canadiens et… on avait le droit d'écrire "President" sur sa carte de visite personnelle. L'Alberta ayant toujours été une province très riche avec un système social qui n'a rien à envier à celui de la France, cette possibilité de petites affaires privées est uniquement une facilité pour ceux que le DYI rebute ("Do It Yourself" ou bricolage) et une aubaine pour ceux qui peuvent ainsi pratiquer un passe-temps à la fois agréable et rémunérateur...
Ces "petits business", enregistrés en ligne sur Internet peuvent être classés en trois catégories:

1] Le service

2] La vente

3] Les nouveaux "mi-métiers mi-passe-temps" le plus souvent liés à la pratique d'un art.

Bien que les activités de services et de vente soient déjà encadrées par le droit commercial Français, la LME vient apporter les précisions nécessaires dans le contexte de l'auto-entreprise. En plus de la LME, d'autres lois complètent ce nouveau système, par exemple:
- Pour les Services À la Personne (SAP), secteur en très forte croissance une législation encadre effectivement cette activité;

- Dans les activités artistiques, le Web 2.0 est incontournable pour la mise en œuvre de nouveaux modèles d'affaires reposant sur un Web mi-site d'e-Commerce, mi-espace récréatif avec socialisation, jeux, et finalités professionnelles rendues possibles par certains mash-up et API. Ils permettent par exemple une activité d'auto-publication et d'e-Galleries d'exposition et de vente d'œuvres artistiques personnelles.

En tentant de réguler la protection des droits d'auteurs, HADOPI ignore malheureusement les petits auteurs! Mais cette gouvernance n'est possible que dans un contexte socio-juridique élargi, et dans un premier temps au plan européen. Or, les instances européennes ont proclamé le principe du droit à Internet comme faisant partie des droits fondamentaux du citoyen! HADOPI va alors à son encontre en appliquant le principe de la privation d'accès…

Très loin de faire l'unanimité, sauf dans les milieux professionnels de la distribution des œuvres littéraires, musicales et cinématographique, HANOPI a été rejetée à la suite d'une véritable "guérilla" parlementaire le 9 avril 2009.

Quelque soit le sort de cette loi, à connotation de nom de déesse égyptienne, qui sera présentée à nouveau aux élus de la nation — sera-t-elle rebaptisée PHENIX? — les intérêts divergents des plus grands acteurs économiques ainsi que l'approche complexe prise par la plupart des autorités retarderont la mise en œuvre de mesures efficaces et réalistes. Encore une fois, il est à parier que les usages précèderont les mesures rationnelles que pourront prendre les gouvernants politiques.

Ruling and Governing the Self-Business Models on the World Wide Web

Self-Business on the Web concerns mainly three types of activities:

1] Professional or individual services

2] Any kind of distribution business, which always starts tiny but may reach entrepreneurial sizes;

3] And auto-publishing or editing or exposing artistic works, which could be books, paintings, music, etc.

For the first and second groups, a service remains a service, a sale remain a sale whatever the tools or the media, which has been used to deliver them. In our classification, sales always concern object. Whatever the county, if the service has any materialized outputs, then the legal frame that applies to self-Business Models of service or distribution remains always valid,. When there is no material outputs in a service transaction, there's no visible frontier-crossing and unless both parties, the buyer and the seller, are acting legally according to their local regulations, it's a major issue to control all transactions. For any self-Businessman, the Web is their preferred communication media for leveraging their activities. The frontier separating the World Wide Web and the Web Wild World is more than narrow: It's not physical, it's permeable and sometimes it depends on culture, religion and minds. But not alike any component of the Web, it must not remain virtual on a legal point of view! Business on the Web must comply with all local laws and regulations of countries where the buyers and sellers live! Other issues appear with the third group of self-Business Models. They concern Rights Management and Authoring Rules. In classic physical publishing, the publisher usually controls and manages the copyrights. It's not the case with self-publishing. Moreover, the only existing or emerging laws have been elaborated for the "big business" of music and movie makers and not for the Web 2.0 "collaborartists"… Moreover, many countries have issued laws which are not ruling Web transactions but merely repressive decrees making confusions between the absolute necessity to fight hacking on one side and the need to protect the authors' rights on the other side. Although, the EU has proclaimed that access to the Internet is a fundamental individual right, many Western countries apply punitive access-ban to the Web for the trespassers. But let's be optimistic with the communitarian “Creative Common” rights, which already become the most popular Rights Management Model! It works well on many sites, for example KNOL and Source Forge. Probably, once again, the general and extensive use will help states leaders to take the right decisions.

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