Le retour au parlement de l'examen difficile du texte de cette loi a été marqué, à la télévision et dans la Web Presse, du rajout à son nom, du chiffre deux. Nous l'avons vu sous deux formes: la notation romaine et celle en système décimal moderne. La première fait très lignée dynastique de la Haute Antiquité. Ceci n'a rien d'anormal compte tenu de sa consonance… un peu pharaonique. La deuxième a utilisé aussi bien un simple 2 que la formule magique "2.0" que les services de marketing des entreprises informatiques rajoutent à peu près sur tous les sujets d'actualité liés aux technologies Web.

Plutôt que passer autant de temps sur une loi qui ne pourra pas prévoir toutes les nouvelles failles aux usages strictement légaux, que rendra possible l'évolution ultra rapide de la technique, n'aurait-il pas été préférable de privilégier l'éducation des utilisateurs, en particulier des plus jeunes? Mettre en place un tel programme est loin d'être trivial:

• Il faut avant tout permettre le développement dans la culture générale d'une connaissance minimale du droit, surtout chez les utilisateurs de l'informatique. Il est en effet étonnant de constater à quel point, même les professionnels informaticiens manquent de simples bases légales. Et pourtant, ils font partie intégrante de la société française fondée sur un état de droit.

• Puisqu'il s'agit de droit, il y a aussi des devoirs… devenus les parents pauvres de notre système éducatif! Dans ce domaine, il est impératif que chaque citoyen soit en mesure de prendre conscience de ses propres responsabilités! Mais par où commencer quand le mot "éthique" lui-même est méconnu du public?

• Peut-être, puisque les média utilisent la marque "2.0" pour Hadopi, le plus urgent serait-il de faire évoluer les habitudes, attitudes et usages de nos Citoyens Web.

Une telle réforme est nettement préférable à une pyramide de lois qui s'avèrerait être rapidement inopérante… sauf dans les pays à Dictature 2.0!