Les points de vue sur l'IV sont différents entre constructeurs et intégrateurs: les premiers s'acharnent sur une offre matérielle la plus frustre possible en besoin d'énergie; les seconds préconisent l'adoption de logiciels et progiciels permettant de limiter l'indice carbone. Les consultants aimeraient bien accompagner longuement les utilisateurs pour de nouvelles pratiques. Quant à ces derniers, une seule question les préoccupe: Combien cela coûtera-t-il?Tous les acteurs restent très approximatifs sur les notions que recouvre l'IV.
Un rapide état des lieux montrerait qu'aujourd'hui, il n'est en général présenté que des template de tableurs plus ou moins automatisés pour réduire les coûts et consommation en électricité?
Les vraies questions sont le plus souvent complètement éludées:
- La recherche du coût le plus bas reflète-t-elle une trace carbonne effectivement la plus faible?
- Les modèles d'investissement en équipements sur le moyen et long terme ne tiennent absolument pas compte de la raréfaction des matières premières qui agira en sens inverses de la diminution continuelle des coûts!
- Par ailleurs, les acteurs du marché ne posent jamais la question de l'équivalence entre les origines de l'énergie utilisée.
Or dans la réalité, il est indispensable de contextualiser l'usage du SI concerné:
- Est-il l'outil informatique d'une activité qui est dans le rouge absolu en ce qui concerne la pollution? Si oui, à quoi l'IV servira-t-elle?
- Si le Business Model de l'entreprise est plutôt dans une zône orange, alors il est justifié que le SI fournisse une contribution pour évoluer vers le vert!
- Pour quelle part joue la trace carbonne du SI lui-même dans celle de la gobalité de l'entreprise. Ce ratio détermine l'urgence effective à évoluer vers l'IV.
Dans le raisonnement en termes purement économiques de la plupart des acteurs, le danger ne réside pas dans ce que leurs clients vont payer dans l'immédiat mais dans les dérivent à venir car:
1] Les projections proposées ne donnent aucune garantie car les modèles utilisés tennant pour acquis une baisse sans fin des prix, sont fondés sur des Business Models non-durables;
2] Il n'y a pas de remise en cause des comportements globaux des utilisateurs;
3] Il n'y a pas de mise en perspective de l'utilisation de l'informatique dans un contexte de bâtiments construits sur des normes de Hautes Qualités Environnementales (HQE).