Le Blog de Jean-Louis Lequeux

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mercredi 5 août 2009

Trombinoscope de face et publicité dans le dos?

En autorisant les publicistes à utiliser les éléments des albums photos personnels de ses membres qui n'ont pas coché la case ad-hoc de protection de leur onglet

Privacy|FacebookAds

Facebook (FB) frôle les limites que permet la loi française du droit à l'image…

FB est dans la légalité puisque le site permet à ses utilisateurs de bloquer cette possibilité — mais il vaut mieux lire à fond l'aide en ligne car l'option par défaut est: "Autoriser mes photos pour la publicité auprès de mes amis." Et l'onglet n'est visible qu'après ouverture d'un menu.

MAIS celui qui ne bloque pas, ni ne connaîtra, ni n'aura son mot à dire sur le fond et la forme de la publicité… Les grandes questions sont:

— Qu'en sera-t-il en cas de séquences infâmantes? Le droit à l'image n'est pas binaire, il suppose une information claire sur l'objet de l'utilisation du cliché. À moins de renoncer complètement à ses droits sur sa propre image!

— Qu'en sera-t-il en cas de publicité illicite? Le propriétaire de l'image sera-t-il tenu pour coresponsable?

— Qu'en sera-t-il de l'utilisateur de FB qui aura autorisé la publicité à exploiter son fonds photographique sans avoir demandé l'autorisation des personnes représentées sur ses clichés. Là, c'est clair: il pourrait en porter la responsabilité principale!

— Qu'en sera-t-il des prises de vue montrant des œuvres protégées? L'utilisation de photos à des fins publicitaires les ferait-elles sortir de la sphère privée? Après tout peut-être pas puisque seuls les amis de l'utilisateur verraient ces pubs.

Y aura-t-il des plaintes en série se répercutant sur la chaîne incluant des tiers, des proches des utilisateurs, ces derniers, FB, les agences de pub et leurs commanditaires?
Ce sont là des scénarios nouveaux où la jurisprudence est attendue.

samedi 25 juillet 2009

Hadopi II, Hadopi 2 ou Hadopi 2.0

Le retour au parlement de l'examen difficile du texte de cette loi a été marqué, à la télévision et dans la Web Presse, du rajout à son nom, du chiffre deux. Nous l'avons vu sous deux formes: la notation romaine et celle en système décimal moderne. La première fait très lignée dynastique de la Haute Antiquité. Ceci n'a rien d'anormal compte tenu de sa consonance… un peu pharaonique. La deuxième a utilisé aussi bien un simple 2 que la formule magique "2.0" que les services de marketing des entreprises informatiques rajoutent à peu près sur tous les sujets d'actualité liés aux technologies Web.

Plutôt que passer autant de temps sur une loi qui ne pourra pas prévoir toutes les nouvelles failles aux usages strictement légaux, que rendra possible l'évolution ultra rapide de la technique, n'aurait-il pas été préférable de privilégier l'éducation des utilisateurs, en particulier des plus jeunes? Mettre en place un tel programme est loin d'être trivial:

• Il faut avant tout permettre le développement dans la culture générale d'une connaissance minimale du droit, surtout chez les utilisateurs de l'informatique. Il est en effet étonnant de constater à quel point, même les professionnels informaticiens manquent de simples bases légales. Et pourtant, ils font partie intégrante de la société française fondée sur un état de droit.

• Puisqu'il s'agit de droit, il y a aussi des devoirs… devenus les parents pauvres de notre système éducatif! Dans ce domaine, il est impératif que chaque citoyen soit en mesure de prendre conscience de ses propres responsabilités! Mais par où commencer quand le mot "éthique" lui-même est méconnu du public?

• Peut-être, puisque les média utilisent la marque "2.0" pour Hadopi, le plus urgent serait-il de faire évoluer les habitudes, attitudes et usages de nos Citoyens Web.

Une telle réforme est nettement préférable à une pyramide de lois qui s'avèrerait être rapidement inopérante… sauf dans les pays à Dictature 2.0!

dimanche 12 avril 2009

Les nouvelles lois répondront-elles aux nouveaux usages du Web 2.0?

Auto-entreprises ou petits boulots? Les unes n'empêchent pas les autres! L'essentiel étant de pouvoir disposer d'un cadre social et légal pour exercer… Certes, la situation économique actuelle a tendance à rapprocher ces deux extrêmes, car autant l'auto-entreprise est synonyme de réalisation personnelle, de liberté, de créativité et probablement de superflu, autant le "petit boulot" signifie manque ou insuffisance de l'essentiel. Ceci constaté, nul ne peut accuser les dispositions sur l'auto-entreprise d'avoir été imaginées comme artifices pour répondre à une crise économique qui a éclaté bien après leur adoption.

Cette Loi sur la Modernisation de l'Économie (LME) est accompagnée de celle sur la Modernisation Sociale (LMS) et d'autres relatives, entre autres, à la retraite et à l'aide sociale.
Parmi ces dernières venant compléter un vrai arsenal juridique, le cumul des revenus d'activités complémentaires avec la retraite ou les allocations chômage peuvent laisser penser qu'il faudra s'habituer à l'idée d'envisager de retravailler encore pour disposer de montants permettant de vivre…
"Liberté, Égalité, Fraternité"! Qu'en est-il de la liberté d'entreprendre pour les plus petits en France? Nous ne pouvons que faire le constat d'un retard de notre pays sur ce point fondamental touchant les trois piliers de notre devise nationale! Cette situation nous a valu un bon mot, volontaire ou non — l'auteur lui-même ne saurait peut-être pas le dire — du 43ème président des États-Unis qui regrettait que le terme "entrepreneurship", fort prisé par les gazettes économiques outre-Atlantique, n'ait pas d'équivalent en Français! Il y a cependant du vrai dans ce qu'il a dit: Enregistrer une activité privée conduisait à de lourds dossiers administratifs chez nous, à l'inverse de ce qui existe dans les autres pays occidentaux.

Je me rappellerai toujours de mes jeunes années à Calgary, Alberta, Province de l'Ouest du Canada où presque tout de monde avait sa "petite affaire" qui l'occupait après les heures de travail. Il suffisait de déposer 25 $ Canadiens et… on avait le droit d'écrire "President" sur sa carte de visite personnelle. L'Alberta ayant toujours été une province très riche avec un système social qui n'a rien à envier à celui de la France, cette possibilité de petites affaires privées est uniquement une facilité pour ceux que le DYI rebute ("Do It Yourself" ou bricolage) et une aubaine pour ceux qui peuvent ainsi pratiquer un passe-temps à la fois agréable et rémunérateur...
Ces "petits business", enregistrés en ligne sur Internet peuvent être classés en trois catégories:

1] Le service

2] La vente

3] Les nouveaux "mi-métiers mi-passe-temps" le plus souvent liés à la pratique d'un art.

Bien que les activités de services et de vente soient déjà encadrées par le droit commercial Français, la LME vient apporter les précisions nécessaires dans le contexte de l'auto-entreprise. En plus de la LME, d'autres lois complètent ce nouveau système, par exemple:
- Pour les Services À la Personne (SAP), secteur en très forte croissance une législation encadre effectivement cette activité;

- Dans les activités artistiques, le Web 2.0 est incontournable pour la mise en œuvre de nouveaux modèles d'affaires reposant sur un Web mi-site d'e-Commerce, mi-espace récréatif avec socialisation, jeux, et finalités professionnelles rendues possibles par certains mash-up et API. Ils permettent par exemple une activité d'auto-publication et d'e-Galleries d'exposition et de vente d'œuvres artistiques personnelles.

En tentant de réguler la protection des droits d'auteurs, HADOPI ignore malheureusement les petits auteurs! Mais cette gouvernance n'est possible que dans un contexte socio-juridique élargi, et dans un premier temps au plan européen. Or, les instances européennes ont proclamé le principe du droit à Internet comme faisant partie des droits fondamentaux du citoyen! HADOPI va alors à son encontre en appliquant le principe de la privation d'accès…

Très loin de faire l'unanimité, sauf dans les milieux professionnels de la distribution des œuvres littéraires, musicales et cinématographique, HANOPI a été rejetée à la suite d'une véritable "guérilla" parlementaire le 9 avril 2009.

Quelque soit le sort de cette loi, à connotation de nom de déesse égyptienne, qui sera présentée à nouveau aux élus de la nation — sera-t-elle rebaptisée PHENIX? — les intérêts divergents des plus grands acteurs économiques ainsi que l'approche complexe prise par la plupart des autorités retarderont la mise en œuvre de mesures efficaces et réalistes. Encore une fois, il est à parier que les usages précèderont les mesures rationnelles que pourront prendre les gouvernants politiques.

mercredi 11 mars 2009

De la démocratie, des entreprises et du Web (2.0 et au-delà…)

Beaucoup, dans nos professions informatiques tétanisées par la "méchnologie" - proncer "meknologie" (… un mélange de méthodo et de techno!), ne savent plus que le monde de l'entreprise est aussi une composante sociale de la démocratie qui doit être régie par des lois. De temps à autres, l'actualité, telle que la toute prochaine adoption de la HADOPI braque les feux de la rampe sur ces enjeux, mais qui s'éteindront dans le train-train quotidien du métro-boulot-dodo…

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mardi 10 mars 2009

Hadopi: kézako?

... Un dieu égyptien égaré à l'ère du Web? Le nom indien d'un affluent de l'Amazone? Eh bien NON! Si le billet est dans l'onglet "Jurismatique" c'est parce que la HADOPI est la (nouvelle) Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet... J'ai mis des majuscules sur les lettres que j'ai reconnues dans le sigle ... mais il y a des mots en trop et des lettres en trop! Pour faire court, cette HADOPI va être affrontée au travail hérculéen d'interdire les téléchargements illégaux! Immense tache, Nème tentative qui arrive dans un contexte de Web 2.0 où la notion d'auteur est maintenant complètement dispersée parmi les simples utilisateurs... Il faudra déjà observer si la loi qui porte le même nom sera rapidement ou non adoptée par les législateurs.

mardi 3 mars 2009

Qu'est-ce que la "jurismatique"?

Une nouvelle science: NON! Dans la pratique, j'ai simplement changé le nom de l'onglet (qui était: IT & droit....). Ce qui me lisent savent que j'aime bien inventer de nouveaux mots. Mais ce n'est pas seulement un nouveau terme dont je revendique la paternité! C'est aussi à la fois de l'informatique et du droit. Dans quel sens? Va-t-on plaider, juger, en mode "zéro un"? Oh que non! ce serait la pire des évolutions que nous connaîtrions! Va-t-on utiliser l'informatique pour être aidé au niveau du droit? C'est déjà fait! Par exemple, pour chercher lois, décrets et jurisprudence... En fait, aujourd'hui quand on parle de droit et informatique, tout le monde pense à la loi informatique et lierté et à la loi sur le commerce électronique... C'est très réducteur: la jurismatique comporte un volet civil, un volet social, un volet commerce etc. Donc voilà un bon programme pour moi pour blogguer et déblogguer!

jeudi 1 janvier 2009

L'ignorance complète du Droit laisse la porte ouverte au... "tordu"!

En ce jour de nouvel an, tout d'abord:

Meilleurs Voeux pour 2009 et très bonne nouvelle année!

Je me suis souvent demandé pourquoi les études d'ingénieur et les cursus scientifiques en France, plus généralement, ne font aucune place, ne serait-ce qu'à un minimum, d'enseignement du droit... Pourtant nous en avons tous tant besoin!

Que ce soit le Droit Civil, le Droit du Travail aussi bien pour la plupart des étudiants qui seront salariés que pour ceux qui créeront une entreprise, le Droit du Commerce nécessaire à tous, que l'on soit commercial, technico-commercial ou technicien participant à la réponse à un appel d'offre. Non seulement aucune formation n'est assuré mais s'il advenait qu'un informaticien demande une formation den Droit à son employeur... bien peu accepterait.

Voir le Droit ainsi par le petit bout de la lorgnette montre que beaucoup de nos responsables font peu de cas de l'Etat de Droit qu'est la France!

vendredi 5 décembre 2008

Prud'homales et tribunaux spéciaux

Donc, le 3 décembre, les salariés ont boudé les urnes... Pas les employeurs! Cependant, les postes de conseils prud'hommes salariés ont tous pu être pourvus. ceci ne sera pas le cas si la chute de la participation continue. A terme, pourquoi maintenir un tribunal particulier alors que tous les autres tribunaux spéciaux ont été supprimés... D'ailleurs, à terme, pour traiter de litiges contractuels, pourquoi ne pas les confier aux tribunaux de commerce où tous les juges élus sont des patrons d'entreprise! Comme celà les employés ne seront plus "spammés" tous les cinq ans par des envois de bulletins et d'enveloppes dont ils ne savent pas quoi faire!

lundi 26 mai 2008

Le Droit informatique ou l'informatisation du Droit...

Il ne s'agit pas ici de l'utilisation de l'informatique comme outil par les métiers de juriste: chacun reconnait déjà clairement toit ce que l'informatique peut apporter. Il s'agit essentielelment de la dimension infomratique dans les aspects juridiques de notre vie de tous les jours. En effet, l'informatisation progressive de notre quotidein: ustensiles ménagers, loisirs, voyages, conduite automobile, etc. conduit immanquablement à retrouver des items informatiques dans tous les dossiers que nous sommes amenés à traiter et en particulier dans les dossiers juridiques. Il faudrait commencer à s'atteler à la tache première qui serait de faire un état des lieux de cette "informatisation" du Droit...

dimanche 27 avril 2008

Le Droit 2.0

Le 16/04/2008, des députés français appelaient à faire évoluer la LCEN (Loi sur le Commerce Electronique et Numérique) pour l'adapter au Web 2.0 ... Deux jours après, le Gartner prévoit que le SaaS donnera lieu à de possibles problèmes de droit d'utilisation des logiciels Open Source qui représenteront 90% de l'offre à l'horizon 2010! Voir l'article dans le Monde Informatique, lien reporté sur mon Blog:

http://louisweltram.spaces.live.com/blog/cns!5D9D42EC1962B24A!143.entry

Nos législateurs devraient aller au delà de la LCEN 2.0 en invitant l'Union Européenne et l'ONU, et bien sûr les Etats-Unis à leur emboîter le pas...

jeudi 24 avril 2008

Informatique et le Droit

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