En autorisant les publicistes à utiliser les éléments des albums photos personnels de ses membres qui n'ont pas coché la case ad-hoc de protection de leur onglet

Privacy|FacebookAds

Facebook (FB) frôle les limites que permet la loi française du droit à l'image…

FB est dans la légalité puisque le site permet à ses utilisateurs de bloquer cette possibilité — mais il vaut mieux lire à fond l'aide en ligne car l'option par défaut est: "Autoriser mes photos pour la publicité auprès de mes amis." Et l'onglet n'est visible qu'après ouverture d'un menu.

MAIS celui qui ne bloque pas, ni ne connaîtra, ni n'aura son mot à dire sur le fond et la forme de la publicité… Les grandes questions sont:

— Qu'en sera-t-il en cas de séquences infâmantes? Le droit à l'image n'est pas binaire, il suppose une information claire sur l'objet de l'utilisation du cliché. À moins de renoncer complètement à ses droits sur sa propre image!

— Qu'en sera-t-il en cas de publicité illicite? Le propriétaire de l'image sera-t-il tenu pour coresponsable?

— Qu'en sera-t-il de l'utilisateur de FB qui aura autorisé la publicité à exploiter son fonds photographique sans avoir demandé l'autorisation des personnes représentées sur ses clichés. Là, c'est clair: il pourrait en porter la responsabilité principale!

— Qu'en sera-t-il des prises de vue montrant des œuvres protégées? L'utilisation de photos à des fins publicitaires les ferait-elles sortir de la sphère privée? Après tout peut-être pas puisque seuls les amis de l'utilisateur verraient ces pubs.

Y aura-t-il des plaintes en série se répercutant sur la chaîne incluant des tiers, des proches des utilisateurs, ces derniers, FB, les agences de pub et leurs commanditaires?
Ce sont là des scénarios nouveaux où la jurisprudence est attendue.